Ford Puma Flexifuel, journal de bord

Pourquoi j’ai choisi la Ford Puma Flexifuel ?

J’étais à la recherche d’une voiture pour le quotidien, pour des trajets essentiellement urbains. Mais elle devait être capable de pouvoir faire sereinement quelques trajets autoroutiers longue distance dans l’année. L’heureuse élue devait avoir un coût d’usage raisonnable (carburant, taxes, entretien etc…) mais conserver une certaine dose de plaisir de conduire tout de même. Challenge !

Après avoir fait un tour général du marché, j’avais inscrit dans ma short list les modèles suivants : Ford Puma Flexifuel, Renault Captur E-tech, Suzuki Swift Hybrid et Toyota Yaris. S’y ajoutait des modèles électriques comme la Peugeot e-208, sa cousine l’Opel Corsa ou encore la Renault Zoé.

L’électrique pas mûr….

Evacuons tout de suite la problématique de l’électrique. Si les voitures électriques font d’indéniables progrès, la technologie n’est pas encore assez mûre. Les autonomies revendiquées notamment sur les petits modèles et la pauvreté du réseau de charge limitent encore ce type de véhicule à une utilisation quasi exclusivement urbaine ou péri-urbaine. Impossible d’envisager sereinement des déplacements sur longs trajets autoroutiers.

L’hybride, bien mais peut mieux faire

Les plus perspicaces auront remarqué que les autres modèles sélectionnés avaient tous en commun de bénéficier de la technologie hybride autonome. Cette technologie associe un moteur thermique et un moteur électrique dont la batterie se recharge en roulant. Malheureusement l’autonomie en électrique est très réduite (de l’ordre de 4 à 5 kilomètres) et le plaisir de conduire bien que présent en ville est encore perfectible sur route ou autoroute.

La cause principale de ce désagrément tient à un système de transmission basé sur la variation continue. Cette alternative à la boîte automatique classique s’accorde parfaitement à l’hybridation et s’avère très agréable en ville car sans à coup. Mais sur route et autoroute, c’est une autre histoire ! Dès que l’on accélère un peu fort notamment en côte, on a cette désagréable impression de patinage avec le moteur qui s’envole dans les tours, pas très fun !

L’éthanol, le carburant du moment !

La Ford Puma s’est donc rapidement imposée grâce à son système Flexifuel qui substitue aux carburants fossiles, un carburant d’origine agricole, l’éthanol encore appelé bioéthanol. Disons-le d’emblée, c’est pour moi à l’instant T la technologie la plus adaptée à la transition énergétique que nous sommes en train de vivre.

Si l’éthanol n’est pas encore parfait en terme de bilan écologique, vous utilisez tout de même un carburant plus « propre » puisque produit à partir de betteraves sucrières ou de déchets verts. Par rapport à un véhicule essence, c’est 42.6% de CO2 en moins et deux fois moins de Nox. Si la surconsommation est de l’ordre de + 25 % par rapport à un modèle essence, le prix au litre est 2 fois moins élevé qu’un litre de super 95, ce qui compense largement ce surcoût. ! Par ailleurs les incitations fiscales (taxes réduites, pas de carte grise ou à moitié prix, pas de TVS pour les entreprises) viennent encore diminuer la facture.

Sur un plan pratique, il y a un très bon maillage des pompes éthanol sur tout le territoire. Et en cas de pénurie, il est tout à fait possible de faire le plein avec du sans plomb en toute transparence. Par ailleurs, les performances sont quasi identiques à la version sans plomb et, du moins pour la Ford Puma, il n’y a pas de surcoût à l’achat par rapport à la version super sans plomb.

La Ford Puma a plus d’un atout dans son coffre…

Si le critère du carburant a été déterminant, ce n’est pas le seul qui a déterminé mon choix. La Ford Puma Flexifuel m’a attiré bien évidemment aussi avec d’autres atouts. D’abord une « bouille » sympa et dynamique très valorisante qui rappelle un peu la Porsche Macan, excusez du peu ! Par ailleurs toute la presse spécialisé loue quasi-unanimement son comportement routier plaisant et très efficace.


Le moteur de cette Ford Puma Flexifuel délivre une puissance de 125 ch, suffisante sur le papier pour un usage quotidien, nous y reviendrons. Et les aspects pratiques ne sont pas en reste, notamment un coffre plein d’astuces avec sa Mega Box, nous y reviendrons aussi.

Le tout pour un budget qui reste raisonnable notamment pour une location longue durée que j’ai choisie comme formule de financement. Et puis après deux Ford Fiesta et un S Max qui m’avaient donné pleinement satisfaction, je savais un peu où je mettais les pieds !

Version et Options choisies

Comme il s’agit d’un achat professionnel, j’ai choisi une finition Titanium Business très équivalente à la Titanium X. L’alternative était la finition St Line qui se distingue principalement par une présentation un peu plus sportive, suspension raffermie et passages de roue couleur carrosserie au programme. Mais la suspension jugée de l’avis général un peu trop ferme sur la St Line a fait pencher la balance pour la Titanium Business.

Le niveau d’équipement de série est déjà très élevé, ma Lexus UX F Sport n’est pas mieux équipé ! Mais j’ai rajouté le pack hiver pour avoir les sièges chauffants (s’y ajoute le pare brise et le volant chauffant) et le pack sécurité intégrale très intéressant car il comprend : le système de surveillance des angles morts, la caméra de recul 180°, le régulateur de vitesse adaptatif et l’aide à l’évitement d’urgence et le système de prévention de collision Niv 2 (avec radar intégré).

Premières impressions après 1500 kms (Décembre 2021)

L’habitacle

Une fois assis au poste de pilotage on découvre un tableau de bord bien dessiné. Bien sûr la Ford Puma n’est pas un véhicule Premium. Disons le clairement les plastiques durs des contre portes notamment et les boutons de commandes sur le volant font un peu cheap. Mais l’assemblage est sérieux et pour l’instant aucun rossignol ne s’est manifesté à mon oreille pourtant très sensible sur ce point…La sellerie se montre suffisamment confortable. Nous reviendrons plus en détail sur l’habitacle ultérieurement.

Premières impressions de conduite

Disons-le d’emblée, cette Ford Puma Flexifuel est une excellente surprise ! Les 125 chevaux du 3 cylindres abreuvés d’éthanol font correctement leur travail et ne paraissent jamais à la peine. La conduite reste fluide en toutes circonstances. J’ai simplement noté pour le moment une vibration un peu désagréable sous 2000 trs/ minute qui incite à rétrograder.

Notons au passage l’excellent maniement de la boite de vitesses à 6 rapports qui passent de façon tout à fait fluide avec un verrouillage efficace et suffisamment ferme. Conducteur d’une MX5 dont la boîte est une référence en la matière, la boîte du Puma bien qu’un peu en dessous, tient la comparaison sans rougir.

Par ailleurs, on retrouve le toucher de route typiquement Ford qui donne l’impression que l’on conduit réellement la voiture et non l’inverse. Volant en mains, le train avant se montre vif et précis mais sécurisant. L’arrière suit sans broncher. Au final, la Ford Puma offre une conduite dynamique sans pour autant sacrifier le confort.

Quand faire le plein devient un plaisir…

C’est bien sûr le gros point fort de cette voiture. Faire un plein à 30 € par les temps qui court, c’est un peu surréaliste et pourtant c’est vrai ! Bien sûr comme nous l’avons évoqué précédemment il y a surconsommation par rapport à un moteur alimenté au Super 95.

Pour l’instant ma consommation moyenne en sortie de période de rodage s’établit autour de 8 litres. Tout ça bien sûr largement compensé par le prix au litre de l’éthanol qui tourne autour de 0,70 €.

A suivre….

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